L'activité économique en Centre-Val de Loire

Produit Intérieur Brut

Colonne gauche

Le produit intérieur brut (PIB) du Centre‑Val de Loire s’élève à près de 91 milliards d’euros en 2024

  • En 2024, le PIB régional a augmenté de 2 %, une croissance inférieure à celle enregistrée en France métropolitaine (+ 3,3%). le Centre-Val de Loire est la région qui a enregistré la plus faible hausse de PIB sur an.
  • Avec 91 milliards d'euros, le Centre-Val de Loire produit 3 % de la richesse nationale

Un PIB/habitant jamais atteint

En 2024, le PIB par habitant s’établit à 43 170 euros en moyenne en France métropolitaine (37 080 € si on exclut l'Ile de France). Avec un PIB par habitant de 35 451 euros, le Centre-Val de Loire se place au 9e rang national.

Colonne droite

Un PIB/emploi dans la moyenne

  • Le PIB généré par un emploi constaté en moyenne en France métropolitaine est de 95 936 € . Toutefois, lorsque l'on exclut la région Ile-de-France, le PIB par emploi tombe à 87 536 €.

  • Le Centre-Val de Loire affiche en 2024 un PIB/emploi de 87 278 euros et se positionne au 6e rang des régions de France métropolitaine.

En savoir plus

Une forte composante industrielle en Centre-Val de Loire

Une économie de plus en plus tertiaire mais qui reste marquée par un poids important des activités industrielles et agricoles 

Fin 2024, en Centre-Val de Loire, l’industrie représentait 145 964 emplois, soit près de 22 % de l’emploi salarié privé, contre une moyenne nationale de 15,9 % (source Acoss Urssaf). Cela situe la région au 4e des régions françaises en nombre d’emplois industriels dans l’emploi total privé.

Ces 145 964 emplois dans l’industrie représentent 4,6 % des emplois industriels de France métropolitaine, une proportion nettement supérieure au poids de la région mesuré par l'emploi tout secteur confondu : 3,3 % de l'emploi national.

Le territoire compte 5 324 établissements industriels privés employeurs soit 3,9 % des établissements industriels français.

Valeur ajoutée

Colonne gauche

En 2024, la valeur ajoutée générée par les entreprises industrielles régionales représente une part plus élevée (20%) qu'en France de province (13,8%).

La valeur ajoutée générée par l'agriculture est quant à elle supérieure de 1,0 point à la moyenne nationale.

Même si l'économie régionale se tertiarise de plus en plus chaque année, le taux de valeur ajoutée du secteur tertiaire reste inférieur au taux national.

Colonne droite

Répartition de la VA par branche d’activité en 2024

Points clés de l'étude Banque de France : Les entreprises en Centre-Val-de-Loire - Bilan 2025 et Perspectives 2026

  • L’économie régionale continue de résister dans un contexte de croissance entravée en 2025. Comme l’année précédente, presque tous les indicateurs de 2025 sont en retrait ou stables par rapport aux prévisions, à l’exception de quelques secteurs de pointe.
  • L’industrie, stable en 2024, est en croissance en 2025 malgré un tassement des exportations.
  • Les services marchands ont subi un coup de frein en 2025 et s’inscrivent en baisse. Le BTP reste en recul, à l’exception du seul second œuvre. Les effectifs intérimaires ont diminué, excepté dans les services. Les rentabilités ont été moins bonnes qu’attendu dans l’industrie et le BTP.
  • Les perspectives pour 2026 sont favorables en termes d’activité malgré les incertitudes nationales et internationales.
  • Les chiffres d’affaires progresseraient dans tous les secteurs, les investissements chuteraient dans le BTP, les effectifs baisseraient - excepté une petite hausse dans les services - en raison de la recherche de gains de productivité. À noter de nombreux questionnements des entreprises sur la dévalorisation de la valeur travail.
  • Avec le maintien de l’inflation à moins de 2% en 2026 et des rentabilités qui seraient de plus en plus stables, la croissance de l’activité est probable.
  • Le BTP est un secteur qui accumule toujours plusieurs facteurs récessifs, avec les sous-secteurs du gros œuvre et des travaux publics négativement impactés par les aléas budgétaires, et l’approche d’échéances qui renforcent l’attentisme des donneurs d’ordre.

Chiffre d'affaires des entreprises

Dans l'industrie, en 2025 l’activité a moins progressé que prévu. Les problèmes de recrutement subsistent dans quelques soussecteurs, particulièrement les plus dynamiques. Les secteurs de l’agroalimentaire et des équipements électriques et électroniques ont connu une forte croissance, le matériel de transports (hormis l’aéronautique) et la fabrication d’autres produits industriels s’inscrivant en repli.

Dans les services marchand, en 2025, le chiffre d’affaires a nettement baissé sauf dans les transports routiers. L’hébergement a connu une première moitié d’année difficile avant un redressement qui s’est arrêté net en décembre 2025. De même les services informatiques ont été mal orientés au premier semestre avant une amélioration. L’ingénierie technique a connu plus de difficultés encore avant un redressement spectaculaire en fin d’année.

Dans le BTP, après une baisse d’activité de 0.6% en 2024, surtout en lien avec le gros œuvre, les données de 2025 s’inscrivent à nouveau en baisse (- 2.3%) du fait du recul supplémentaire du gros œuvre et de l’entrée en récession des travaux publics. Le second œuvre accentue sa progression. La forte concurrence pousse à la baisse des prix, et les difficultés liées à l’attentisme des collectivités locales et à l’absence de budget à la fin de l’année contribue à cette déprime.

Investissements des entreprises

Dans l'industrie, Les investissements réalisés en 2025 (-18.6%) sont moins bons qu’attendu (+1.2%) et tranchent sur la dynamique de ces dernières années. Les perspectives 2026 sont encourageantes à +8.9% malgré une baisse à deux chiffres dans l’agroalimentaire et la filière bois mais des hausses substantielles presque partout ailleurs. Alors qu’en 2025 les investissements d’équipement ont baissé de 20.6% et progressé de 1.7% dans l’immobilier, la situation s’inverserait en 2026 avec une progression attendue de 6.9% des investissements d’équipements. Ils augmenteraient enfin en 2026 dans la filière automobile après des baisses successives depuis le début de la décennie. Une petite dynamique de l’investissement marquerait l’aéronautique, tandis que de fortes reprises se produiraient dans la métallurgie, la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, la fabrication de produits informatiques et électroniques. En revanche des baisses continueraient d’affecter l’industrie agroalimentaire, la filière bois et la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques.

En Centre-Val de Loire, la hausse des investissements (+22 %) se fait sentir dans tous les sous-secteurs des services aux entreprises, l’ingénierie technique où elle repose sur peu d’entreprises, les services informatiques et l’hébergement, qui prévoient tous une franche croissance en 2026. La tendance depuis quelques années était au recul des investissements dans les services.

Enfin dans le secteur de la construction, pour la deuxième fois depuis 2020, les réalisations ont été supérieures aux attendus (recul de 0.7% en 2025 alors que -35.8% étaient attendus). En 2025 la baisse concerne les sous secteurs du gros œuvre et des travaux publics, le second œuvre rebondit. Les réductions successives de l’investissement ces dernières années illustrent les difficultés actuelles et peut-être à venir du secteur.

Iframe